• Communiqué de Presse du 11 mai 2014

    Lors du dernier trimestre 2013, le public et les élus ont donné leur avis relatif au passage de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur (LN-PCA) sur les sections de Marseille à Aubagne et de Nice à Cannes dans le cadre du traitement des nœuds ferroviaires azuréen et marseillais, prévu en « priorité 1 » des propositions de la Commission Mobilité 21.

    En janvier 2014, un dossier avec un fuseau de passage sur cette « priorité 1 » a été présenté au Ministère des Transports afin d’obtenir son accord pour réaliser la 2nde phase des études qui permettra de déterminer un tracé précis, base du prochain dossier pour l’Enquête d’Utilité Publique.

    Ce vendredi 9 mai 2014, Monsieur le Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche a validé ce fuseau de passage et demandé une accélération du rythme de cette 2nde phase d’études déterminant les tracés pour obtenir une DUP en 2017.

    Cette décision est une excellente nouvelle pour l’avancement du dossier LN-PCA, le calendrier se précisant quant à la DUP. Notre Association qui ne ménage pas ses efforts pour faire avancer ce projet est très satisfaite mais restera vigilante car le reste du projet de Aubagne à Cannes doit suivre rapidement. Afin que ce projet soit bénéfique pour l’ensemble des habitants de Provence Alpes Côte d’Azur et n’exclue pas le département du Var des 1ères réalisations tout en prenant en compte le souhait légitime de rapprocher les Alpes Maritimes, il est nécessaire que la section Est Var-Cannes soit rajoutée aux travaux prévus en « priorité 1 ».

    Du 12 mai au 13 juin 2014 se dérouleront les consultations sur les sections Aubagne-Toulon et Est Var-Cannes de la « priorité 2 » permettant aux élus et au public de donner leur avis sur les Zones de Passage Préférentielles (ZPP) envisagées. Cela permettra ainsi de poursuivre les études de ces sections au même niveau de précision que celles de la « priorité 1 » pour lesquelles M. Le Secrétaire d’Etat vient de donner son accord.

    Ce sera l’occasion pour notre Association de présenter son projet alternatif Aubagne-Brignoles-Est Var, qui permettrait au moindre coût de réaliser l’ensemble de la LN-PCA plus rapidement, au bénéfice de tous les habitants de la région et pas seulement de ceux du littoral varois, et qui rentabiliserait mieux les premiers investissements. La région ne peut pas attendre jusqu’au-delà de 2050 pour donner une réponse durable aux besoins de déplacements de ses habitants et qui soit respectueuse de l’environnement.

    J’aime ma région, je dis oui à une ligne moderne et efficace le plus rapidement possible.

    Alain PATOUILLARD Association TGV et Développement Var Nice Côte d’Azur

     


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  • http://lc.cx/fkJ

    Communiqué de presse : (à retrouver sur le site du ministère, et à télécharger en PDF)

    La réalisation d’une ligne nouvelle entre Marseille, Toulon et Nice doit permettre de constituer un système ferroviaire performant pour la région PACA, en reliant les trois principaux pôles urbains. Elle vise à faciliter les déplacements à l’intérieur de la région en offrant une alternative à la route et en complétant la seule ligne ferroviaire existante du littoral. Elle contribuera à ouvrir la région PACA sur les autres régions françaises, à désenclaver l’est de la région et à poursuivre la réalisation de l’arc méditerranéen Barcelone-Gênes.

    Sur la base des conclusions de la Commission « Mobilité 21 », le Gouvernement a décidé de réorienter la politique des transports vers la conservation et la modernisation des réseaux existants, tout en poursuivant des opérations de développement dans le cadre d’une programmation crédible et responsable.

    Dans ce cadre, le traitement des nœuds ferroviaires marseillais et azuréen, dont la situation entrave le bon fonctionnement de nombreux services ferroviaires quotidiens et nationaux, a été retenu parmi les opérations prioritaires avec la réalisation :

    - d’une traversée souterraine de Marseille, comprenant une nouvelle gare souterraine au niveau de l’actuelle gare St-Charles, ainsi qu’une quatrième voie entre Marseille et Aubagne. Ces aménagements doivent permettre de désaturer le nœud ferroviaire marseillais avec un objectif de doublement des capacités ferroviaires régionales et une fiabilisation de l’exploitation.

    - d’une ligne nouvelle entre la future gare nouvelle « Nice-Aéroport » et la ligne Cannes-Grasse. L’objectif est de proposer une boucle TER desservant l’ouest du département des Alpes-Maritimes, permettant l’accroissement des dessertes régionales notamment pour le pôle de Sophia-Antipolis et l’organisation de missions TER jusqu’à Monaco et Vintimille.

    Frédéric Cuvillier confirme aujourd’hui l’accélération du rythme des études pour ces sections de première priorité en arrêtant la zone de passage préférentielle et en engageant une nouvelle étape du projet qui permettra de définir le tracé qui sera présenté à l’enquête d’utilité publique. L’objectif fixé est d’obtenir la déclaration d’utilité publique en 2017.


    Ce projet, en apportant une réponse durable à la saturation de la ligne ferroviaire existante, répond aux besoins de déplacements des habitants de la région.

    A noter : un fuseau de passage définit la bande de terrain sur laquelle le futur tracé passera

     

    Commentaires :

    Cette décision est une excellente nouvelle dans l'avancement du projet. Le calendrier s'éclaircit au moins pour ce qui concerne la DUP en 2017 (et il n'est de toute façon pas possible d'en demander plus au gouvernement pour cette mandature). Il restera à connaitre les éventuelles autres sections qui pourront intégrer cette DUP. A cet égard, la prochaine période qui s'ouvre du 12 Mai au 13 Juin avec la consultation sur les sections de Priorité 2 (Aubagne-Toulon et Est Var-Siagne) est cruciale. Des frictions sont probables et souhaitables dans le Var concernant la couteuse et inutile section Aubagne-Toulon quand à contrario les azuréens devraient fortement défendre l'autre section entre Le Muy et le nord de Cannes.

    A noter que dans le communiqué, Toulon n'est mentionné qu'une seule fois dans une phrase archi convenue puisqu'elle est répétée, depuis le rapport Cousquer de 2009, de COPIL en COTER en rapport de la Commission Mobilité 21. Le projet via Brignoles ferait-il officieusement son chemin dans les rouages de l'Etat et des collectivités ? Chacun se rappellera les propos du directeur régional SNCF PACA dans l'émission "La voix est libre" : "Entre les deux [Aubagne et Cannes], le débat mérite d'être posé". La consultation sur la Priorité 2 sera en tout cas l'occasion de développer les arguments en faveur du projet Aubagne-Brignoles-Est Var pour plus de désenclavement ferroviaire et plus de TER, partout dans la région, partout dans le Var.

    Cette décision montre en tout cas que concernant ce projet de Ligne Nouvelle entre Marseille et Nice, aucun débat ne saurait être tabou, malgré les pressions incitant au silence car "il faut bien que le projet avance sur ce qui fait consensus". C'est en effet moins de 2 semaines après un article retentissant dans Var Matin, que cette décision est prise : ça n'était donc pas contre-productif !

    Il faut désormais que tout ceux qui souhaitent faire avancer le projet de Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur autour d'un consensus réaliste (et pas résultat de tractations politiques), n'hésitent pas à revendiquer ouvertement le passage par Brignoles, à minima de s'engager à faire réaliser une étude comparative pouvant éclaircir les réflexions. Pour sortir de cette situation où dans les couloirs, tous les esprits rationnels adhèrent au projet via Brignoles, mais que dans la technostructure, les institutions et organes consultatifs, le silence soit d'or. Le moment n'a jamais été plus propice pour ouvrir ce débat d'un projet alternatif entre Aubagne et Est Var via Brignoles : une priorité 1 désormais validée pour laquelle il n'y a plus de retour en arrière possible et qui inéluctablement se fera, et une priorité 2 en consultation/discussion avec le public.

    Les opposants au projet doivent également devenir réalistes : ce projet se fera car il est nécessaire à la région, plus personne ne peut sérieusement nier la nécessité d'une Ligne Nouvelle entre Marseille et Nice pour développer radicalement l'offre pour les trains du quotidiens. Il faut donc désormais débattre de la façon dont cette ligne pourra être la plus utile, le plus efficace pour la région, en limitant ses coûts et en minimisant son impact sur l'environnement (naturel, humain, ...) qu'elle devra traverser. Les riverains de l'ouest varois, au lieu de s'opposer vainement à ce projet qui se fera, doivent se saisir de la proposition alternative via Brignoles : c'est la seule solution qui les épargnera de ses conséquences et de puiser dans leurs impôts pour construire un interminable tunnel ferroviaire reliant Toulon. 

    Addendum :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/05/09/20002-20140509ARTFIG00327-la-chine-veut-faire-rouler-un-tgv-jusqu-aux-etats-unis.php

    Où l'on voit qu'en France et en PACA, Marseille-Aubagne et Cannes-Nice, c'est "petit" joueur. Pendant ce temps là, la Chine prévoit 13 000km de LGV dont 200km sous le détroit de Béring (4 fois plus long que le tunnel sous la Manche) pour relier la Russie, le Canada et les Etats Unis...

    N'est-ce pas risible de chipoter sur un petit bout de Ligne d'une trentaine de km entre le Var et les Alpes Maritimes (EstVar-Siagne) ?

    Heureusement que notre gouvernement n'a pas la charge d'administrer la Chine, il aurait proposé un phasage sur 300 ans !


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  • L'audience de TGV Développement Var Nice Côte d'azur avec le conseiller aux transports et à l'environnement durable du Président de la République a eu un écho important et nous a permis d'être repris dans la presse, et notamment le quotidien le plus lu du Sud Est.

    Cet article a semble-t-il fait du bruit, et conduit France 3 Côte d'Azur qui préparait une émission pour le Samedi 3 Mai sur les transports ferroviaires (suite à la délibération du Conseil Régional pour sanctionner le transporteur TER  SNCF de ses trop nombreuses défaillances) à inviter un représentant de notre association.

    Les invités étaient donc les suivants :

    • Jean-Yves PETIT, Vice-Président du Conseil Régional PACA en charge des transports (EELV)
    • Luc LEANDRI, Conseiller Régional PACA (Front de Gauche).
    • Philippe BRU, Directeur régional SNCF – PACA (en duplex de Marseille).
    • Eric SAURI, Président de l’Association des naufragés du TER Grasse/Vintimille.
    • Rémi QUINTON, membre du conseil d’administration de l’association TGV Développement Var Nice Côte d’Azur.
    • Jean MAZZOLIPrésident de la Communauté de Communes Terres de Lumière.

    Pour plus de détails, cliquez

    Interventions du représentant de TGV Développement : 

    • de 5'25 à 5'52 en tant qu'usager TER
    • de 25' à 28'40 sur la LGV suivi de la réaction du directeur sncf PACA (notamment à 29'30 qui affirme que "entre les 2 [Aubagne et Cannes], LE DÉBAT MÉRITE D'ÊTRE POSÉ [pour le tracé de la Ligne Nouvelle]"
    • 43'50 à 44'36 pour parler du financement des infras ferroviaires par les revenus des concessionnaires autoroutiers

     

    Compte rendu de l'émission :

    Dans une 1ère partie, l'émission s'est consacrée à relever les difficultés quotidiennes subies par les usagers du TER dont une partie relève du transporteur SNCF. Mais très vite, l'ensemble des invités a reconnu que les incidents dont l'origine est due à l'infrastructure (ou ceux dont les conséquences sont aggravées par le manque d'infrastructure) étaient nombreux et que de toute façon, l'exigence de développement des TER passait par une infrastructure nouvelle.

    La 2nde partie s'est donc intéressée plus précisément au projet de LGV, et notamment au projet alternatif via Brignoles porté par l'Association TGV Développement. Son représentant a ainsi défendu l'accélération du projet, l'intégration de Le Muy-Nice dans les 1ères priorités ainsi que la problématique des temps de parcours après présentation de cartes par le journaliste montrant le fort enclavement ferroviaire de la Côte d'Azur d'où, en 4h de train, il n'est pas possible d'aller bien loin en comparaison de Marseille ou Limoges. Il a souligné que le report modal de la voiture ou l'avion vers le train des passagers longue distance ne se fera qu'à la condition d'une forte diminution des temps de parcours et rappelé que les trains appelés à desservir la Côte d'Azur seront fort probablement des TGVs. Par manque de temps, il n'a pas été possible de rappeler qu'actuellement, les TGV mettant 2h30 pour effectuer une distance à vol d'oiseau de 158km, ils ont donc la vitesse moyenne du pigeon voyageurs, et que les azuréens n'avaient pas vocation à être éternellement les pigeons de l'histoire.

    Le directeur régional SNCF-PACA a ensuite rappelé la nécessité du projet pour les 2 noeuds de Marseille et Nice, mais fait intéressant a indiqué qu'entre les 2 (donc entre Aubagne et Cannes), le débat méritait d'être posé. Il a insisté ensuite que LN ou pas, les capacités de la ligne existante devaient être augmentées... ce qui est précisément la position de notre association

    Eric Saury a préféré revenir sur son "bastion" des TER dans le 06 (qui ne sont pourtant pas les seuls TER en PACA) et explicité le projet de boucle TER azuréenne et la gare Sophia-Bréguières. Là encore il est dommage que par manque de temps, il n'ait pas été possible de donner quelques éléments sur cette gare, dont l'actuelle localisation au milieu de la forêt de la Valmasque, à l'écart de Sophia Antipolis donc en dehors des réseaux urbains de transport en commun, contraindra ses utilisateurs à s'y rendre en voiture et ne servira qu'à la marge aux report vers le ferroviaire des déplacements du quotidien entre Sophia et Cannes, Grasse ou Nice. Eric Saury a préféré conclure que puisqu'il avait fallu 10 ans pour la 3è voie Antibes-Cagnes à 150 millions d'euros, un projet à 4.2Milliards d'euros (la boucle ferroviaire azuréenne) était de la science fiction.

    Dans la 3è partie sur les Chemins de Fer de Provence, le représentant de TGV Développement est donc revenu sur la problématique du financement en mettant en avant les revenus des concessionaires autoroutiers de la région PACA (800 milliards de km parcourus avec un péage de 10ct/km, soit 80 milliards d'euros) : si on veut financer ce projet, on peut le finance. De nouveau par manque de temps, il n'a pas été possible de mettre en perspective le coût de la LN-PCA avec le PIB de la région PACA : celui-ci étant de 138 Md€, cela signifie que si le projet devait être financé en 20 avec un emprunt à 4%, cela représenterait 900 Millions d'euros par an, soit 0.65% du PIB, ce qui est dérisoire pour vivre dans une région où l'air est respirable et les déplacements possibles. Trouver les solutions pour collecter le financement d'un projet dont la rentabilité socio-économique pour la société est avérée ne relève donc pas de l'irrationalité économique.


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  • Vendredi 18 Avril 2014, l'Association TGV Développement Var Nice Cote d'Azur, représentée par son Président Alain Patouillard, et Rémi Quinton membre de son Conseil d’Administration, a été reçu par le Conseiller du Président de la République chargé de l’Environnement et des Transports.

    Notre association défend depuis près de 15 ans l'indispensable réalisation d'une nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse entre Marseille et Nice afin de pouvoir développer le service des TER autour et entre les principaux pôles régionaux (Marseille, Toulon, Saint Raphaël, Cannes, Nice), tout en désenclavant l'Est-Var et les Alpes Maritimes et en inscrivant la région Provence Alpes Côte d’Azur au sein d'un Arc Méditerranéen attractif entre l'Espagne et l'Italie.

    Nous avons insisté sur le caractère national et même international de ce projet de Ligne Nouvelle Provence Cote d'Azur (LN-PCA) qui ne doit pas dériver vers des projets sous départementaux aux intérêts contradictoires, mais aussi sur les difficultés rencontrées sur la région : démographie en expansion entraînant de nouveaux besoins de transports, congestion et pollution dramatiques et une seule ligne ferroviaire datant de 1860 pour assurer la liaison entre les Bouches du Rhône et les Alpes Maritimes, ne pouvant être une alternative à la hauteur des enjeux..

    L'association revendique que ce projet, dont la réalisation est phasée en une priorité 1 pour 2030 (Marseille Aubagne et Cannes Nice) et une priorité 2 avant 2050 (Aubagne-Toulon et Est-Var - Cannes), soit accéléré en avançant la réalisation de la priorité 1 pour 2025.

    Le désenclavement de l'Est de la région PACA nécessite aussi que soit intégrée à la priorité 1, la section Est-Var-Cannes, qui ferait gagner une quarantaine de minutes aux TGV entre Marseille et les Alpes Maritimes. Les équilibres financiers et budgétaires ne seraient pas pour autant bousculés par cette amélioration du calendrier du projet.

     

    Enfin concernant le Var, face aux complications du détour inutile par Toulon refusé par de nombreux riverains, l'Association recommande une Ligne Nouvelle plus directe entre Aubagne et Est-Var, via Brignoles, qui permettrait de desservir le Centre Var et désenclaver ainsi l'Est-Var et les Alpes Maritimes, tout en permettant l'amélioration du service TER à Toulon dès 2020 grâce à des aménagements de la ligne existante prévus dès le prochain Contrat de plans (2015-2020). Cette proposition devrait faire l’objet d’une étude qui serait à intégrer dans le cadre de la consultation qui aura lieu dans le Var à partir de mi-mai 2014 afin de définir la Zone Préférentielle de Passage (ZPP) entre Aubagne et Toulon de façon qu’il ne soit pas uniquement tenu compte de la position du Maire de Toulon dont le souhait est d’avoir une gare TGV à Toulon Centre (qu’il a déjà !), mais qui dit en même temps qu’il n’a pas l’intention de participer à son financement et ralentit de fait toutes les procédures pour la réalisation d’une nouvelle ligne ferroviaire.

    Le Conseiller du Président a reconnu la qualité de notre argumentaire, y compris concernant le scénario alternatif évitant Toulon, et que le projet de LN PCA était bien un des grands projets ferroviaires prioritaires de la Nation, mais tout en rappelant les très fortes contraintes financières pesant sur l'Etat et le fait que ce n’est plus l’Etat qui définit, comme par le passé la politique d’Aménagement du territoire mais les Régions !!!!!! Que ce soit l’Etat ou les collectivités régionales qui soient moteur pour ce type de projet, l'association restera toujours déterminée pour faire avancer le projet de LN PCA. 

    Concernant les financements de ce projet, à défaut d’Ecotaxe il conviendrait peut être de regarder du côté des revenus des concessionnaires autoroutiers en PACA, qui par l’importance du trafic automobile, justifie à la fois la réalisation de l’alternative écologique qu’est la Ligne Nouvelle ferroviaire Marseille-Nice et en permettrait le financement (au niveau de trafic de 2011, 800 milliards de km payants seront parcourus dans les 50 prochaines années en PACA générant un chiffre d’affaire de 80 milliards d’euros pour Vinci, et il ne serait pas admissible que ces revenus servent encore à accroitre la capacité du réseau autoroutier)

    Par ailleurs, dans la semaine, un COTER (Comité Territorial) s'est tenu dans le Var afin de préciser les conditions de la consultation sur la priorité 2 (section Est-Var-Cannes et section Aubagne-Toulon). L'ensemble des élus présents ont reconnu la nécessité de faire quelque chose pour que le mode ferroviaire soit une alternative pour les déplacements dans la région Provence Alpes Côte d’Azur. Les rares associations historiquement opposées au projet ont été plus isolées que jamais.

     


     

     

    Dans son édition du 29 Avril 2014, Var Matin a fait un bel article, et porter à la connaissance de ses lecteurs le scénario que nous défendons et nos propositions de financement. (Seule coquille, la mention d'un montant de 32 Milliards d'euros comme cout du projet de LN-PCA, alors qu'il s'agit de 12...)

    http://www.varmatin.com/brignoles/lex-ligne-a-grande-vitesse-ressurgit%E2%80%A6-par-brignoles.1668050.html


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  • Télécharger le rapport de 16 pages

    Une synthèse de 4 pages du document précédent est disponible.


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  • Le Vendredi 18 Avril à 11h30, Alain Patouillard Président de l'Association TGV Développement Var Nice Côte d'Azur et Rémi Quinton membre du CA, nous avons été reçus pendant 1h15 par Mr Patrick Vieux, conseiller à l'environnement du Président François Hollande, dans des bureaux en face du palais de l'Elysée, au salon Boucher.

    Un compte rendu plus synthétique est disponible (c'est celui qui a été envoyé aux adhérents de l'Association TGV Développement Var Nice Côte d'Azur)

     

    Nous pouvons dire que cette réunion a été assez positive, tant par la durée de l'échange que par sa qualité. Évidemment et malheureusement, nous n'en sommes pas ressorti avec un chèque de 13 Milliards d'euros pour réaliser le projet...

    Dans une 1ere partie, nous lui avons déroulé une présentation de 13 planches que nous avions préparé pour rappeler le contexte du projet, les raisons de le faire et nos revendications. Puis dans une seconde partie nous avons échangé sur différents thèmes

     

    Concernant notre présentation, nous avons rappelé le contexte socio-économique de la région PACA qui engendre un fort besoin de déplacements, actuellement satisfait par la route (avec sa cohorte de pollutions et de retards dus à la congestion) et l'impossibilité pour le rail d'y répondre du fait de l'unique ligne existante entre Marseille et Nice.

    Pourtant la seule solution pour la région PACA est un report modal massif sur le ferroviaire.

    Nous avons exposé le scénario choisi en 2009 (MDS par Marseille et Toulon) en pointant immédiatement son cout et ses difficultés qui conduisent à un phasage et une réalisation trop étalée dans le temps. Si certains pouvaient le considérer comme la meilleure solution pour les TER autour de Marseille, Toulon et Nice dans le cadre utopique d'une réalisation complète, il n'était de toute façon déjà pas une réponse satisfaisante au désenclavement de l'est du Var et des Alpes Maritimes. Le phasage aggrave évidemment ce constat en excluant certains secteurs du développement des TER et en pénalisant fortement l'est de la région pour les temps de parcours.

    Nous avons donc rappelé l'isolement extrême des Alpes Maritimes en présentant des cartes expliquant jusqu'où il est possible d'aller en 4h de train depuis Nice (même pas Valence ou Nîmes). La 5è ville de France n'a accès qu'à 5% du territoire, et cela ne devrait pas changer avant 2040...

    Nous avons comparé avec d'autres villes très accessibles comme Paris et Lyon, mais aussi Toulouse, et de façon plus surprenant Limoges et Clermont-Ferrand (qui bien que hors réseau LGV ont une zone correcte d'influence en 4h de train comparé à Nice)

    Nous avons exposé le phasage retenu du projet complet (de Marseille à l'Italie) au phasage cible (de Marseille à Nice sans Toulon est Var = priorité1+2) à la priorité 1 (Marseille Aubagne et Cannes Nice) que nous jugeons trop restreinte. Mais le conseiller nous a repris que c'était tout de même 6.7 Milliards d'euros

     

    A l'issue de ces constats, nous avons interpellé le conseiller sur nos revendications :

    Un nouvel objectif pour la LN PCA qui doit redevenir un enjeu national et même international, pour développer les TER autour et entre les pôles régionaux, désenclaver l'est de la région et constituer le maillon central de l'axe méditeranéen Espagne-Italie. Et que ce projet ne peut donc dériver vers des sous projets départementaux

    De cet objectif résulte 3 décisions à prendre :

    - accélérer la réalisation de la priorité 1

    - mettre sans attendre le tronçon Esterel (Est Var-Cannes) en priorité 1

    - faire la LN direct Aubagne Brignoles Est Var plutot que le passage par Toulon

     

    Nous avons alors développé les arguments de notre scénario alternatif dont nous recommandons l'étude sérieuse et objective (desserte rapide de l'est Var et Alpes Maritimes (Marseille Nice en 45 min), le maillage et la desserte dans le Centre Var, le cout moindre, pas d'obstacles de riverains comme entre Aubagne et Toulon, ...)

    Nous avons également évoqué le peu "d'entrain" de certains élus sur le projet, comme le maire de Toulon

     

    Le conseiller nous a répondu qu'il reconnaissait la qualité technique de nos arguments, qu'il a toujours pensé à titre personnel que le projet de LN en PACA devait être prioritaire au regard des enjeux de déplacements et qu'il fut abasourdi lors de la décision sur les MDS... qui finalement condamnait le projet.

    Il reconnait donc la qualité de notre scénario.

    Néanmoins, ce n'est désormais plus l’État qui comme dans le passé, bâtit des consensus régionaux. Pour parler clair, c'est aux collectivités régionales de parvenir au consensus... et avec un chéquier !

     

    Et si études, il doit y avoir, ce ne pourra pas être RFF ou l'Etat de le faire et ce serait à nous de convaincre la région de le faire ou faire faire

     

    Concernant notre revendication d’intégrer le tronçon Esterel en priorité 1, pour le conseiller, c'est mission impossible, et ce qui s'est passé dans le sud ouest, n'est pas comparable compte tenu du fort soutien des élus locaux du sud ouest, et de leur engagement financier.

    Même si cette section pouvait être rentable pour RFF, le conseiller nous a indiqué que le prochain projet de loi ferroviaire interdirait au gestionnaire du réseau (~RFF) de participer financièrement aux prochaines LGV, les perspectives de trafic futures étant insuffisamment fiables

     

    Contrairement au sud ouest, il est étonné que PACA ne monte pas au créneau et se fasse peu entendre. Il recommande que la région soit plus motrice sur le projet, en apportant des solutions, y compris de financement.

    Cela nous a ramené au débat sur l'écotaxe et son éventuelle régionalisation, ainsi qu'une possibilité de financement par les autoroutes (nous avons rappelé qu'au niveau de trafic de 2011, dans les 50 prochaines années, 800 milliards de kilomètres payants seront parcourus rapportant 80 milliards de chiffres d'affaires aux concessionnaires autoroutiers)

     

    En tout état de cause, ce ne sont pas des courriers de plainte auprès de l’État qui changeront la situation, mais un engagement fort de la Région.

    Pour cela pourrait même aller jusqu'à ce que la Région fasse réaliser elle même le projet. Nous avons alors ironisé (sans doute un peu tragiquement), qu'heureusement qu'il y a en PACA une régie publique des transports des Chemins de fer de Provence pour la ligne Nice Digne

     

    Pour terminer nous avons remis une courte synthèse de 4 pages ainsi qu'un rapport de 16 pages présentant le projet et les solutions de l'Association.

    Le conseiller nous a indiqué qu'il informerait les services du ministère des transports de notre réunion.


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  • Le Mardi 04 Avril, l'association TGV développement a tenu son Assemblée général aux Arcs.

    Cela a permis de faire le point sur l'avancement du projet de LN-PCA avec cette présentation :

    Ainsi que de travailler sur le document préparatoire à remettre au conseiller du Président de la République pour la réunion se tenant la semaine suivante. (Attention, il s'agit d'une ébauche. La version qui a été diffusée est dans le prochain article)

     


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  • Le 27 Janvier 2014, un collèges des acteurs (COLAC) du projet de LN-PCA se tient tenu à Nice. A cette occasion l'association TGV Développement Var Nice Côte d'Azur  a remis ses remarques sur le processus de concertation.

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    Ajout de dernière minute : télécharger le Compte rendu d'un participant au COLAC

     


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