• LGV PACA : des élus du sillon permien soutiennent le scénario hybride, partie intégrante du cinquième scénario

    Je reproduis ci-dessous un article du bulletin de la communauté de commune de la vallée du Gapeau, dont fait partie Sollies-Pont, située dans le sillon permien à l'est de Toulon, et favorable à l'alternative d'une section LGV de contournement de Toulon et d'un barreau vers Toulon évitant ainsi la traversée du sillon permien par des voies nouvelles sortant des emprises existantes.

    Numéro 27, Octobre 2011 (PDF-scan en fin de page)

    Ligne à Grande Vitesse :

    André Geoffroy propose un scénario protégeant les vallées de Cuers et des Maures

    La Ligne à Grande Vitesse, appelée plus souvent par son acronyme LGV, devant relier les trois métropoles du sud, Marseille, Toulon et Nice, de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur fait toujours l'objet de nombreuses interrogations de la part des habitants de la Communauté de Communes de la Vallée du Gapeau. Le président de la CCVG, André Geoffroy, maire de Solliès-Ville a répondu  à nos questions.

    Où en sommes-nous dans le dossier de la Ligne à Grande Vitesse ?
    Nous n'en savons rien. Nous n'avons pas de réponse de la part de Réseau Ferré de France (RFF). Le dossier semble estampillé "top secret". On parle de concertation, mais cette dernière ne repose que sur les seuls éléments choisis par les responsables de cet aménagement.
    Nous avons le sentiment que nous les élus de proximité (les élus communaux et communautaires) nous n'existons pas pour RFF. Réseau Ferré de France nous donne le sentiment d'écouter davantage les élus des grandes villes.

    Compte tenu de ce que vous venez de nous dire, quelle est aujourd'hui votre position sur la LGV ?
    Aujourd'hui, je ne suis plus dans la concertation, mais dans la contestation. Deux élus de l'intercommunalité ont été désignés pou représente la CCVG dans différentes commissions et faire connaitre notre point de vue contestataires. Il s'agit de MM. André Garron et Raymond Abrines, respectivement Maire de Solliès-Pont et de La Farlède. Ils bénéficient de la l'appui d'un conseiller technique de haut niveau, un X-Ponts (NDLR : polytechnicien diplomé de l'Ecole des Ponts et Chaussées), M. Frédéric-Georges Roux.

    "Je ne suis pas dans la négation"

    Aujourd'hui êtes vous contre la Ligne à Grande Vitesse ?
    Si je suis dans la contestation, je ne suis pas dans la négation. D'ailleurs, je regrette que la proposition de la SNCF de réaliser une ligne à grande vitesse dans le Var, le long de la nationale 7, proposition présentée dans le département au début des années 90 ait été repoussée, à l'époque, par certains élus. Si elle avait été acceptée, le Var aurait déjà une Ligne à Grande Vitesse. De plus nous aurions économisé 23 millions d'euros. Cette somme représente le coût des études menées depuis 2005 pour la LGV (NDLA, hors cout des études actuelles lancées en 2009 de 86 millions d'euros). A l'époque, la SNCF prenait à son compte tous les coûts, études et réalisation, et ne demandait rien aux collectivités locales. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

    Alors que proposez-vous ?
    Je propose pour la Ligne à Grande Vitesse un scénario Métropoles du Sud (MDS) hybride. Il représente une alternative aux scénarios jusqu'alors proposés (NDLA : schéma des 4 scénarios). D'ailleurs l'étude de ce scénario MDS hybride a été recommandée, dans son rapport, par Yves Cousquer, médiateur nommé en Février 2009 par le ministre de l'époque, Jean-Louis Borloo. Ce scénario MDS hybride offre une alternative à la création de l'infrastructure linéaire en chapelet. Cette infrastructure linéaire est actuellement la seule solution envisagée. Dans ce contexte, la CCVG est opposée à la création d'une ligne nouvelle avec gare dans le secteur de La Farlède. Seule l'option du developpement de la gare de Toulon-centre avec tunnel jusque la plaine de Cuers est privilégiée par la CCVG

    Quels sont les avantages de cette MDS hybride ?
    Elle respecte les objectifs de desserte et de trafic prévus aux horizons 2023 et 2040, que ce soit pour les liaisons TGV ou le service des TER régionaux.
    Notre proposition permet d'éviter toute nouvelle infrastructure traversant le sillon permien (1). Elle se contente d'une extension à trois voies de l'actuelle ligne reliant Toulon au Cannet-des-Maures (NDLA : cf doc de la CPDP ici et ici), sans créer de problèmes dans les communes de Solliès-Pont, Gonfaron et Vidauban.
    Elle permet d'éviter le détour par Toulon des TGVs qui ne doivent pas s'y arrêter (NDLA, soit par heure et sens, 1 sur 5 dès 2023 et 3 sur 8 en 2040). Cela raccourcit les temps de trajet pour desservir l'est du Var, les Alpes Maritime et l'Italie (NDLA: d'une vingtaine de minutes).
    Enfin ce scénario MDS hybride permet de créer un véritable système ferroviaire global en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce réseau maillé desservira enfin le centre Var et offrira une meilleure sécurité en cas d'incident sur les tronçons qui doivent relier les métropoles de la régions

    Deux phases

    Comment voyez-vous la réalisation de ce scénario hybride ?
    Sa réalisation se ferait en deux phases. La première est entièrement décidable aujourd'hui. Elle consiste, de manière schématique, à réaliser pour 2023 la majorité des investissements prévus entre Aix et Marseille, à Marseille puis jusqu'à Aubagne, et entre Aubagne et Toulon. Elle comprend l'extension en surface de la gare de Toulon-centre, la création d'une troisième voie entre la Seyne et Toulon centre et dans le sillon permien entre Toulon et l'est Var et enfin les investissements entre l'est Var et Nice.

    En quoi consisterait la phase 2 ? Et à quel horizon ?
    La seconde phase consisterait à réaliser entre 2023 et 2040, comme le suggère le médiateur Yves Cousquer, un barreau ferré direct, avec une gare entre Saint-Maximin et Brignoles, reliant Aubagne à la gare de l'est Var et éventuellement le barreau permettant une liaison à grande vitesse entre Nice et Toulon, ainsi que la prolongation de la LGV entre Nice et l'Italie

    (1) Le sillon permien est la plaine alluviale plus ou moins large qui s'étend entre les contreforts des Alpes, au nord, et le massif des Maures au sud. Il est composé de deux plaines, celles de Cuers à l'ouest et celle des Maures à l'est, qui sont séparées par un étroit couloir entre Carnoules et Gonfaron (NDLA et dans lequel passe déjà 3 infrastructures majeures : un autoroute, une route nationale et une ligne ferroviaire à double voie)

    (PDF sur le site officiel de la CCVG)

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